Soigner autrement : remettre la conscience au cœur de l’humain
La souffrance humaine ne se résume pas à des symptômes à faire disparaître. L’expérience du Dr Marie-Ève Goyer auprès de populations en grande situation de précarité l’a amenée à questionner les limites d’une approche centrée sur les réponses rapides, et à s’intéresser à ce qui aide réellement les êtres humains à grandir, à retrouver du sens et à aller mieux.
Son parcours s’est enrichi de la pleine conscience qu’elle enseigne notamment aux étudiants en médecine. Elle est aujourd’hui directrice scientifique de Soigner en pleine conscience, à la Maison de la pleine conscience de Montréal, et terminera à la fin de l’année sa formation de psychothérapeute. Pour elle, la conscience joue un rôle essentiel, autant dans l’accompagnement des patients que dans la santé des soignants, particulièrement lorsqu’ils sont confrontés à l’impuissance et à des situations difficiles.
Elle soulève aussi une question importante : avons-nous appris à soulager notre souffrance sans réellement entrer en contact avec elle? Les médicaments peuvent être utiles et nécessaires dans de nombreuses situations. Toutefois, elle s’inquiète de leur place parfois trop précoce dans les parcours de soins, lorsque la réponse médicamenteuse devient presque automatique ou se retrouve seule à répondre à une situation complexe.
Son souhait est de décloisonner les approches et de réunir des personnes de différents horizons autour d’une même question : qu’est-ce qui soigne, donne du sens et contribue réellement au bonheur humain? Elle croit en la force de l’intelligence collective et en la possibilité de faire émerger des solutions plus créatives lorsque les disciplines et les expériences se rencontrent.
C’est dans cet esprit qu’elle prendra part au panel du début à CONVERGENCE 2026 : pour contribuer à une réflexion collective sur la conscience, le soin et notre façon de prendre soin les uns des autres.
CONVERGENCE 2026 aura lieu le 27 novembre 2026 à Montréal, autour du thème « Réconcilier performance et humanité ».





